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Les faiblesses des PMeE françaises

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Depuis 20 ans au moins, les faiblesses des PME françaises...

à l'export sont régulièrement décriées. Le chômage élevé aidant, la question est particulièrement d'actualité aujourd'hui... Un récent supplément éco du "Monde" soulignait encore le retard en la matière des Français, au regard des Allemands et Italiens. À qui la faute? Sont dénoncées en bloc : la frilosité des responsables d'entreprises, une trop faible culture de l'international, la complexité des dispositifs d'aide aux PME exportatrices, etc. Cette vision, parfois caricaturale, doit être nuancée : un nombre sans cesse croissant de petites entreprises dynamiques sont très présentes à l'export, leurs responsables parlent l'anglais et connaissent la COFACE...

Toutefois, les PME pourraient assurément faire plus : 90% d'entre elles - déjà exportatrices ou non - nous disent qu'elles disposent d'un potentiel de développement à l'export. Mais l'international coûte cher et demande du personnel qualifié. Beaucoup d'entreprises piétinent à l'export par manque de fonds propres et de soutien bancaire. Par ailleurs, elles sont sous-dotées en ressources humaines à l'international (selon plusieurs enquêtes, 10 à 20 % d'entre elles seulement sont dotées d'un service export). Souvent, ces deux problèmes sont liés : les PME ne peuvent investir en moyens humains, faute de moyens financiers. Aussi, tout demandeur d'emploi se doit de connaître sur le bout des doigts les aides publiques à l'export, dont celles relatives au recrutement de personnel. Il pourra ainsi suggérer à son employeur le financement de son embauche. D'ailleurs, un chef d'entreprise ne peut qu'être séduit par un candidat qui maîtrise le "nerf de la guerre". Certaines PME cependant ne jugent pas utile de recruter à l'export, pas toujours pour des raisons financières : il appartient alors au candidat d'aller au contact direct des responsables de l'entreprise, d'identifier ses projets à l'international (elle en a toujours!), ses besoins cachés, et bien entendu de proposer ses services. Plus facile à dire qu'à faire ? Pas si sûr.

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