Les 4 étapes d’une opération à l’internationale : Etape 3


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Si vous souhaitez contacter Nadia DJEROUNI, vous pouvez le faire par mail àcvimportexport@gmail.com ou directement consulter son site personnel à l'adresse suivante: http://perso.orange.fr/cv-import-export/


ETAPE 3 : Gérer la dimension financière des opérations internationales.

1. Le paiement des opérations internationales

Le paiement est un élément à négocier dans le contrat.
Il convient de distinguer les instruments de paiement des techniques de paiement.
Les instruments de paiements sont le support du paiement et les techniques de paiement représentent la procédure à mettre en place pour réaliser ce paiement.

1. Les instruments de paiements
- Le virement international est un virement de compte à compte dans une devise définie au départ. Faciliter grâce au numéro BIC (code unique dans chaque banque) et IBAN, il s’effectue par télex ou Swift (= moyen de transmission des ordres de transfert plus rapide et plus sur). C’est l’importateur qui donne l’ordre de virement. Le virement ne sécurise pas la créance.
Ses avantages sont nombreux : facile, rapide, sécurisé, coût peu élevé et fonctionne 24/24h.
Mais sont principal inconvénient est que son initiative appartient à l’importateur.
- Un chèque étranger (Chèque d’entreprise, de société ou de banque) ne peut être pris en charge par le système international de compensation.
Cet instrument est très utilisé et peu coûteux pour l’importateur.
Cependant il reste à son initiative, les frais d’encaissement supportés par l’exportateur sont élevés, le temps d’encaissement est long et il est uniquement adapté si la devise utilisée est celle de l’acheteur.
- Le billet à ordre (émis par l’importateur) n’est presque jamais utilisé.
- Lettre de change (émise par l’exportateur) est un ordre de paiement par lequel l’exportateur donne l’ordre à l’importateur ou à sa banque de lui payer une certaine somme en une certaine devise à une échéance déterminée.
Son utilisation est très courante entre entreprises.
Elle est émise par l’exportateur qui détermine l’échéance et qui peut demander l’aval de la banque de l’importateur.
Elle se transmet par endossement.
Ses inconvénients : une simple acceptation ne supprime pas le risque d’impayés, le contexte juridique et fiscal varie d’un pays à l’autre et son traitement est long et complexe.
Bien qu’elle soit très utilisée son utilisation est très coûteuse (plus que chèque et virement)

2. Les techniques de paiements
- L’encaissement simple : l’exportateur laisse le client choisir l’instrument de paiement au vu de la facture, il n’y a quasiment aucune sécurité.
- La remise documentaire utilise la banque comme intermédiaire.
La banque reçoit de l’exportateur l’ordre de transmettre des documents à une banque correspondante dans le pays de l’acheteur afin d’obtenir le paiement de la traite. Les banques ne donnent aucun engagement de paiement.
- Le crédit documentaire respecte un principe d’égalité entre exportateur et importateur.
C’est le moyen le plus sur pour l’exportateur. Le crédit documentaire est un engagement donné par une banque pour le compte de l'acheteur, de payer à l'exportateur la valeur des documents conformes exigés dans les conditions de ce crédit documentaire.
- La lettre de crédit stand-by est une garantie de paiement

3. Le choix de l’instrument et de la technique de paiement
Le choix devra respecter divers critères : sécurité, fiabilité, coût, acceptabilité. Le principe de sécurité doit s’appliquer pour le vendeur et pour l’acheteur.
L’instrument de paiement doit être accepté par les 2, il faut prendre en compte les coutumes, les habitudes et la notoriété de l’entreprise.
La technique de paiement la plus fiable est le crédit documentaire irrévocable et confirmé en cas de risque-pays, risques bancaires ou monétaires.

2. La gestion du risque de crédit

1. L’évaluation du risque
Que constitue le non-paiement à échéance ? Les différents risques :
* Le risque client : insolvabilité ou client non satisfait.
* Le risque politique : l’instabilité politique ou les catastrophes naturelles peuvent avoir des répercussions sur l’activité économique d’un pays.
* Le risque économique : dépend de la situation économique du pays (hyperinflation, absence de réserves de devises…)
* Le risque bancaire : défaillance ou négligence de la banque de l’importateur.
C’est pour se prémunir contre ces risques, qu’il faut les prévoir dans la rédaction du contrat commerciale.

2. Les techniques de gestion du risque
- La prévention du risque : l’entreprise peut se renseigner sur les risques-pays en consultant le MOCI et le Coface rating qui attribuent des notes aux pays en fonctions des risques potentiels.
Concernant les risques commerciaux, il existe des sociétés professionnelles de renseignements commerciaux ainsi que des sociétés d’assurances crédit.
La qualité de la rédaction de l’offre et du contrat contribue à prévenir ou limiter le risque, il faut faire attention à la durée de validité de l’offre, la date d’entrée en vigueur du contrat et la réserve de propriété (le vendeur est propriétaire de la marchandise jusqu’au paiement complet) il faut également bien suivre l’exécution du contrat.
- L’assurance crédit, son principe : l’exportateur souscrit une assurance, il sera remboursé à hauteur de 90% environ du montant de ses factures en cas de non-paiement.
La prime payée pas exportateur varie en fonction du nombre de clients, de son secteur d’activité, du montant des factures et de la qualité de ses clients (= selon leurs risques potentiels)
- Le transfert de risque: le risque est transféré vers un prestataire extérieur à la relation commerciale, soit à une banque pour le crédit documentaire et la lettre de crédit stand-by soit à une société d’affacturage.
L’affacturage est un transfert de créances commerciales à une société d’affacturage qui se charge du recouvrement (elle le garantit).

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