Nouvelle note Coface : "Environnement des affaires"

Coface dévoile sa nouvelle notation mondiale sur la qualité de l’environnement des affaires, fondée sur son expérience des entreprises dans le monde et établie pour 155 pays.

A l’occasion de son colloque "Risque Pays" annuel, Coface annonce un ralentissement de la croissance mondiale en 2008, mais estime qu’elle restera supérieure à 3%. Une crise de crédit de l’ampleur de celle subie en 2001 semble peu probable. Parmi les risques majeurs à surveiller, Coface signale la contagion du ralentissement américain au Royaume-Uni, à l’Espagne et à l’Irlande, et alerte sur les pays émergents dont les bonnes performances ne doivent pas faire oublier les dangers de bulles et les faiblesses de l’environnement des affaires.

La crise sera moins forte en 2008 qu’en 2001
En se basant sur son expérience de paiement des entreprises dans tous ses pays de présence, Coface souligne que la situation n’est pas comparable à celle de 2001, où les impayés avaient augmenté de 30% juste avant l’éclatement de la bulle alors que dans le même temps la croissance mondiale ne dépassait pas 2%.
En 2007 et 2008, ce sont moins les entreprises que les ménages qui sont surendettés. Les entreprises ne sont pas au coeur de la crise. Elles pourraient toutefois être impactées par un choc de conjoncture et un accès plus difficile aux financements.
Enfin, même avec un ralentissement marqué de la croissance mondiale, les pays émergents devraient bien résister. Ils sont aujourd’hui plus forts ; leur croissance est de plus en plus portée par leur demande interne et leur situation financière est globalement favorable. Leur poids dans le PIB mondial a augmenté sensiblement, passant de 24% en 2001 à 34% en 2008, au détriment des Etats-Unis qui représentaient 32% en 2001 et qui constituent aujourd’hui 26% du PIB mondial.

Une nouvelle note environnement des affaires
Les risques dans les pays émergents ont-ils pour autant disparus ? L’excellente santé financière des pays émergents ne doit pas faire oublier les lacunes récurrentes du cadre des affaires qui entretiennent le risque de crédit sur les entreprises.
C’est pourquoi Coface publie pour la 1ère fois, à l’occasion du colloque 2008, une notation spécifique sur l’environnement des affaires de 155 pays.
Ainsi, aux côtés de la note pays@rating, est à présent disponible une 2ème note, reflet de la qualité du cadre des affaires du pays.

Coface met ainsi, à disposition de tous, son expérience de la réalité du climat des affaires pour améliorer l’approche des risques de crédit sur les entreprises. En effet, pour apprécier le risque de crédit, il est également important de savoir si les comptes des entreprises reflètent bien la réalité de leur situation financière et si, en cas d’impayé, le système juridique local permettra un règlement équitable et efficace. Coface s’appuie sur son expérience en matière de souscription des risques, d’informations sur les entreprises et de gestion de créances grâce à ses nombreuses implantations locales, pour élaborer des notes sur une échelle de 7 niveaux A1, A2, A3, A4, B, C, D dans l’ordre croissant du risque comme pour la note pays @rating.
Pour en savoir plus : http://www.trading-safely.com/sitecwp/cefr.nsf

L’exemple des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) est particulièrement intéressant.
En particulier, la note pays de la Chine est A3, ce qui correspond à un niveau convenable de probabilité de défaut des entreprises. Pour autant l’environnement des affaires est moyen (note B), c'est-à-dire 2 échelons en dessous de sa note pays globale.
« L’environnement des affaires est bien entendu un des paramètres de la note globale des pays » explique Yves Zlotowski, chef économiste de Coface. « Nous pourrions ainsi imaginer qu’avec un environnement des affaires plus satisfaisant, la note risque pays de la Chine pourrait atteindre celle de certains pays développés ».

Source : Coface