Piotr.
Z , un responsable de zone en VIE témoigne...
Iexport:Pendant combien de temps avez-vous recherché
un VIE et quelle est votre formation ?
Piotr. Z: Trés peu de temps.
Je fais partie des chanceux qui ont pu cumuler CSNE et VIE.
Nous sommes en février 2005, j'arrive bientot au terme de mon VIE de
24 mois et cela fait déjà 3 ans que je suis en Pologne.
A partir de la fin de mes études en 2000 il m'a fallu 2 mois pour trouver
mon CSNE dans un entreprise de transport international.
Aprés un bref retour en France d'un an j'ai décidé de repartir
en Pologne.
Pour ce qui est de mon VIE actuel, je ne l'ai pas cherché puisqu'on m'a
trouvé sur une liste des CCI francaises.
J'ai été débauché par mon nouvel employeur.
Iexport: Quelle est votre mission et vos principales
tâches en tant que VIE ?
Piotr. Z: Je suis actuellement responsable de zone
Export sur la zone Europe de l'Est dans de l'emballage.
Ma mission est de developper notre portefeuille client en Europe de l'est.
Mon travail consiste principalement à prospecter les clients des pays
de ma zone et de suivre les projets de developpement entre la France et ces
nouveaux clients.
Iexport: Pourquoi avoir choisi d'effectuer un volontariat
international ?
Piotr. Z: Comme moi, ceux qui ont l'esprit pionnier
et qui désirent développer des courants d'affaires, les pays de
l'Est est un parfait terrain d'application.
En france, j'ai l'impression que les choses sont figées.
Pour développer des nouveaux projets, il faut de trés bonnes idées
et beaucoup d'expérience.
C'est un travail passionnant et bien sur les postes sont trés prisés.
Je souhaitais avoir des responsabilités que je ne trouvais pas en France
en matiére de developpement d'affaires, c'est pourquoi j'ai décidé
de partir pour un VIE.
Mon choix d'un VIE est aussi financier.
En effet, si le contrat VIE est bien négocié (prise en charge
de l'appartement par l'entreprise) que l'on sait que l' indémnité
VIE est non imposable et que le coût de la vie sur place est moins élevé,
on réalise vite que l'on est plus gagnant à partir qu'à
rester en France.
Enfin, c'est mon opinion!
Iexport: Pourquoi ce pays ?
Piotr. Z: Le russe est ma deuxieme langue.
J'avais postulé pour partir sur la filiale de Moscou mais le poste était
déjà pourvu.
On m'a proposé la Pologne en consolation.
J'ai dit oui.
Iexport: Comment s'est passée votre recherche
et votre recrutement ?
Piotr. Z: Je n'ai pas cherché mon VIE actuel.
Mes employeurs m'ont trouvé.
L'entretien s'est bien passé et le courant également vu mon expérience
acquise en Pologne et mon age avancé pour un VIE (27 ans).
Iexport: Que pensez-vous de cette expérience
vous apportera ?
Piotr. Z: Il est trop tôt pour en parler aujourd'hui.
J'espere cependant beaucoup de choses, toujours dans le même secteur,
sur la même zone avec un contrat encore meilleur.
Iexport: Pensez-vous avoir des perspectives d'embauches
dans l'entreprise pour laquelle vous travaillez ?
Piotr. Z: Il y a des chances effectivement.
Iexport: Quels conseils donneriez-vous à nos
adhérents pour leur recherche de VIE ?
Piotr. Z: Dans mon cas et pour les postes de commerciaux
export, la maitrise de deux langues est impérative.
Une troisieme est indispensable.
Une quatriéme un plus.
Les postes de commerciaux sont trés durs à trouver et relèvent
selon moi de la chance.
Il n'y pas de recette miracle sinon une bonne connaissance du pays d'affectation.
Une bonne solution consiste à dégoter la liste des entreprises
francaises implantées dans le pays (CCI et Ambassade ou en contactant
directment les VIE sur place qui ont des listes) et de ne pas hésiter
à s'y déplacer pour nouer des contacts au sein de la communauté
francaise.
Une autre solution consiste à convaincre plusieurs entreprises et de
les réunir dans un groupement.
L'idéal est qu'elles interviennent sur le même secteur d'activité
sans se concurrencer avec des offres commerciales complémentaires.
Le but étant de developper leurs CA export et de bénéficier
d'une baisse CONSIDERABLE des couts de personnel expatrié. (cf. coûts
d'un VIE sur la page civiweb.com).
Dans le cadre d'un groupement, le cout du VIE peut être moins élevé
que l'embauche d'un employé de base payé au smic!
Tentez l'expérience, c'est un véritable tremplin pour votre carrière
à l'export.
Bon courage.